Le massif du M’Goun, royaume des randonneurs
La
découverte de la communauté berbère peut s’effectuer dans
les montagnes du Haut Atlas marocain. Cette chaîne
montagneuse s’étend sur plus d’un millier de kilomètres et
compte les sommets les plus élevés d’Afrique du Nord, avec
le djebel Toubkal (4167 m) comme point culminant (djebel
signifiant montagne en arabe). Au milieu du Haut Atlas, à
l’Est de Marrakech, le massif du M’Goun offre d’innombrables
possibilités de randonnées, en direction du majestueux Irhil
M’Goun (4071 m), second plus haut sommet marocain.
Une des portes d’accès à ce fabuleux domaine montagneux
reste la vallée des rose de l’oued M’Goun (l’oued signifiant
rivière en arabe) au Sud du massif. Cette rivière qui
descend des plus hauts sommets du M’Goun joigne la belle
vallée de mile kasbah a Boutaghrar tout accoté d'Hôtel
Awayou. Ce dernière petite village constitue alors un point
de départ idéal pour une randonnée en direction du Irhil
M’Goun. La remontée de cette rivière s’effectue sur
plusieurs jours, selon l’envie et le courage des
randonneurs(exemple&prix). La durée
des étapes est modulable à souhait, compte tenu du grand
nombre de villages dans lesquels il est possible de faire
une halte nocturne. Un parcours de choix, aux paysages
variés et aux rencontres nombreuses, peut s’effectuer sur
quatre jours, en logeant aux villages de Azerzga, Irgham
Akdid, puis Aït Youl.
L’autonomie
de cette randonnée nécessite quelques préparatifs à
Boutahrar. Les lourds sacs à dos sont chargés à dos de mule,
tout comme la nourriture, les casseroles, sans oublier une
quantité extraordinaire de menthe pour préparer
l’incontournable thé. Notre muletier Mostaqim se charge
d’attacher avec précision tout ce méli-mélo. Notre guide
local Brahim nous rappelle une dernière fois le parcours
prévu devant un bon thé à la menthe, sous un soleil toujours
généreux. L’aventure peut commencer …
Entre montagnes et gorges, un paysage grandiose
Dès
les premiers pas de la randonnée, la magie des paysages
commence. Au loin, les majestueuses cimes enneigées du
massif du M’Goun servent de toile de fond, tranchant avec la
végétation verdoyante et fleurie de la plaine et les teintes
claires des parois rocheuses. Ce paysage de toute beauté
repose dans un silence discret, que seuls le vent et les
oiseaux viennent déranger …
Bientôt, le sentier serpente le long des petits champs
successifs travaillés par les paysans des villages
environnants. Quelques barrières en bois servent de clôture.
Les cultures sont essentiellement des légumes (pommes de
terre, oignons, haricots, lentilles) que l’on retrouve dans
les délicieux tajines et couscous, largement consommés dans
la région.
Les Balades sur place
pour ceux qui ne sont
pas envie d'aller très loin l'Hotel awayou organise
des balades autour de boutaghrar pour découvrir la région
de proche et voir les habitants de prés il présente par
exemple
des balades
Boutaghrar vers kasbah elhote chez « kha hdou »
boutaghrar vers Tourbist
boutaghrar vers tamgallouna
boutaghrar vers Ait mraw
Une soirée chez les Berbères
Un
des moments privilégiés pour découvrir le mode de vie des
Berbères reste très certainement les soirées passées chez
l’habitant, au sein des maisons berbères. Les invités
randonneurs sont installés dans une longue pièce
rectangulaire contiguë aux pièces principales de la famille.
Une horde de tapis multicolore recouvre entièrement la
pièce, servant successivement de chaises et de lits. Des
couvertures, entassées au fond de la pièce, permettront de
réchauffer le randonneur durant les nuits relativement
fraîches.
Le repas est pris en compagnie de quelques-uns des membres
de la famille, assis autour d’une large et basse table en
bois. Le « couscous », plat national par excellence avec le
« tajine », est dégusté avec les doigts, directement dans un
large plat. La préparation du couscous (et par conséquent de
la semoule) reste cependant un repas de fête, réservé aux
grands évènements dans ces contrés reculées. Les épices, tel
que le curry marocain , relèvent subtilement la saveur des
légumes. L’odeur et le goût de ces épices sont
irremplaçables. La soirée se poursuit toujours par
d’éternelles discussions et éclats de rire. Les enfants
entrent et sortent en continu de la pièce, intrigués par
notre venue. Les femmes, qui nous présentent fièrement leurs
bambins, s’essayent à quelques mots de français au milieu
des rires incessants.
Le matin au réveil, les femmes sont déjà devant les
fourneaux entretenus par des petites bûches de bois qui
servent à entretenir la combustion. La pièce, totalement
enfumée, respire bon l’odeur du bois. Le sourire de ces
femmes vaut tout l’or du monde. Les crêpes, chaudes et
épaisses, régaleront les ventres des plus affamés pour se
préparer à une nouvelle journée de marche …